Débuts et déboires…

Débuts et déboires…

Je me suis dit qu’un jour il fallait que je vous raconte mes débuts (pas si lointains en fait) et surtout : mes déboires! Et puis là c’est Noël, j’ai du mal avec les repas un peu longs, j’ai attrapé un bout de papier pour commencer à écrire cet article sur un coin de table… Et les écrire me permettra de revenir sur cet article dans quelques temps. Ça vaut le détour, je vous assure. Je vais vous faire la version courte mais franchement j’aurais pu en faire un livre !

Pour monter mon projet d’agenda(lumineux, n’est-ce pas ?), j’avais commencé par créer un questionnaire pour connaître les besoins en terme d’agenda de ma cible, de ma « cliente préférée ». J’ai fait ça bien, c’était très complet, très détaillé. Les nombreuses réponses reçues m’ont amenée à conclure que le sur-mesure serait le meilleur concept. (Note de la rédaction : ça c’était en 2015)
Ensuite j’ai tourné, retourné, détourné, re-retourné pour voir comment mettre tout ça en place techniquement. (NDLR : nous voilà en 2016, ça n’avance pas vite mais salariée à temps complet avec un bébé, ça occupe.)

Donc…

J’ai commencé à faire des tests de création de pages… bof je n’étais pas vraiment satisfaite. J’ai donc demandé à plusieurs graphistes autour de moi des devis, pour avoir un ordre d’idées. Mais je n’avais pas le budget attribué, puis je me suis dit que je pouvais faire illustrer la couverture et gérer moi-même les pages intérieures. Cela me permettait ainsi d’ajouter, modifier mes pages quand je voulais.
Fin 2016, je me décide à me faire accompagner par un organisme d’aide à la création d’entreprise de ma région. Je prends rdv, « on vous confie au meilleur conseiller » qu’y disent… wait & see…

agenda sur mesure papéterie
Janvier 2017, 1er rdv : je n’avais pas vraiment préparé de pitch de présentation précis, je ne pensais pas passer une audition… J’ai expliqué mon concept, légèrement hésitante, en butant un peu sur les mots. C’était la première fois que je l’expliquais à quelqu’un censé être intéressé. Du coup on m’a dit de revenir quand ce serait plus précis… mais je n’avais rien à préciser, le concept était là, j’ai juste manqué de confiance au moment de le présenter. En plus, il m’a dit que pour mon étude de marché (le questionnaire), il me faudrait une cinquantaine de réponses en plus, alors que la tendance est déjà bien claire. Franchement 50 de plus je ne vois pas ce que ça aurait changé !

Et…

Bref au rdv suivant, je reviens avec mon topo et 250 réponses supplémentaires, on n’est pas plus avancés mais il me dit qu’en fait il avait été surpris que j’aie déjà fait l’étude de marché avant le premier rdv… mais ça prouve ma motivation !
Au fil des entretiens, je dois réexpliquer mon concept à chaque fois, ça me gonfle un peu, ça fait vraiment le mec pas intéressé qui n’y croit pas une seconde… C’est un peu décevant quand on est censé être « accompagné »… Ce type de structure est parfait pour les métiers, concepts déjà existants, mais à partir du moment où ça sort du cadre, ils sont perdus… A la fin des différents rdv (ça a duré 6 mois la petite histoire) c’était moi qui lui apportais des infos que j’avais trouvé en faisant mes recherches seule, qu’il notait… « Pour les autres au cas où » !

ça ne s’arrête pas là !

En parallèle de ce coaching « de ouf », me voilà partie à chercher des matériaux pour faire mes maquettes. Je voulais absolument du papier recyclé ET fabriqué en France (et de qualité évidement).
Pour les couvertures j’ai un peu galéré, mais une fois trouvée cette petite entreprise familiale que j’ai adorée, j’ai testé plusieurs papiers et j’ai eu le coup de cœur pour ceux que j’utilise actuellement. J’aime le papier, la structure, la démarche, la qualité, l’accueil … TOUT !
Ensuite il fallait que je trouve un imprimeur qui :

  • Accepte d’imprimer à la demande (1ère galère et pas des moindres)
  • Imprime sur papier recyclé (beaucoup ont encore les idées reçues d’il y a 15 ans !)
  • Accepte d’utiliser mes papiers de couverture
  • Face la reliure spirales métalliques en 2 parties (veuille bien se donner la peine de regarder comment marche sa machine)

Mon projet devenait vraiment tordu !

Là ça se complique, rien qu’au premier point… Au début je voulais imprimer sur ma commune… le seul imprimeur qu’il y avait est parti à Limoges… je me rabats sur Limoges … je les fais tous… rien … j’élargis à la région, puis niveau national… j’ai perdu un temps phénoménal. Déjà très peu travaillent le papier recyclé et c’est bien dommage. Le mieux que j’ai trouvé me faisait l’impression à partir de 10 exemplaires. Ces recherches ont duré des mois. Combien de fois j’ai eu droit à « je vous rappelle », « je vous envoie un devis »  … J’attends toujours.
J’ai fini par me rabattre sur celui qui me proposait les 10 exemplaires minimum. Mais ça me mettait une pression de fou de devoir être sûre d’avoir 10 agendas pour pouvoir imprimer le premier commandé. C’était un concept nouveau, du travail à l’unité, il faut se faire connaître… À ce moment-là je ne pouvais pas garantir de rendement. Mais je n’avais pas créé mon entreprise pour être stressée d’attendre 9 autres commandes dès que la commande n°1 était passée !

Et puis soudain…

Un soir, une idée lumineuse en discutant avec chéri : « mais pourquoi t’achètes pas une imprimante ? » Lui qui suivait de loin mon projet venait de me donner l’idée du siècle ! Une fois l’imprimante trouvée et un immense soulagement acquis, il me restait à trouver un façonneur qui fasse mes reliures si spéciales. J’avais trouvé un petit reprographe local mais au moment des premières commandes, il s’est rendu compte qu’il n’avait pas la bonne machine… « gloups ». Je me suis retrouvée plantée au milieu de la rue avec ce qui n’était plus que des tas de feuilles, je vous laisse imaginer mon état à ce moment-là ! Il m’a fallu trouver un autre reprographe en toute urgence parce que mes clientes ne pouvaient pas attendre éternellement. J’ai fini par trouver une entreprise mais qui faisait ça pour un prix exorbitant… déception +1. C’était les seuls sur Limoges capables de le faire, j’ai donc négocié, chose encore inconnue pour moi, et nous avons fini par trouver un compromis ! Une bonne chose de réglée.

étiquettes MKB carte

Quand la technique s’en mêle (s’emmêle?)

En parallèle, il y a eu tous les soucis liés à mon site Internet et à la particularité des agendas à personnaliser à mettre sur le site. Franchement, j’ai été aidée par de super nanas, heureusement qu’elles étaient là. Il a fallu trouver la bonne solution pour que les gens puissent passer commande en personnalisant directement en ligne leur agenda. Je suis passée par plusieurs systèmes : boutique Etsy avec envoi de formulaire Google Form une fois la commande effectuée, le formulaire de commande directement sur le site internet et enfin maintenant j’ai THE produit, la boutique idéale. C’est parfait, les gens personnalisent directement sur le produit de la boutique, c’est pro, propre et génial ! J’adore !

J’ai voulu faire un site pro sans budget, alors que je n’y connaissais rien… c’était difficile, galère, incompréhensible et je dirais même inintéressant, je n’aime vraiment pas ça !
Mais maintenant ça roule et je me fais plaisir à changer des trucs à droite à gauche.
Enfin bref, après les galères :

  • D’accompagnement,
  • De fournitures,
  • D’imprimeur,
  • De site Internet,

agenda perpetuel

ça a du bon quand même…


Je crois que j’ai réussi à m’en sortir. Tout ne roule pas toujours tout seul, mais je me dépatouille comme je peux. Du coup, le fait de gérer la conception moi-même m’apporte une grande satisfaction, j’aime ce que je fais, sans stress, mon produit plaît mais c’est aussi passer par tout ça, être entrepreneur ! J’ai quand même appris beaucoup de choses en passant par tout ça, mais je me suis toujours dit qu’il fallait que je vous raconte mes galères de début.
Et vous, vous en avez eu ?
Pour comprendre un peu plus le commencement c’est par ici

Et maintenant vous pouvez me retrouver sur pinterest ! mon compte
Ou vous pourrez découvrir tous mes coups de cœur, que ce soit en papeterie, cuisine, déco ou DIY! Je vous partage tout!

2 thoughts on “Débuts et déboires…

  1. Bonjour,
    merci pour ce témoignage sincère :-). Effectivement, c’est super galère de trouver un imprimeur qui imprime sur des papiers spéciaux, des formats particuliers et en tout petit exemplaire (et de bonne qualité)! Bravo 🙂

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